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Dans un contexte de pression réglementaire, de hausse des coûts et de concurrence internationale accrue, la capacité à mobiliser efficacement les financements publics devient un avantage compétitif déterminant pour les acteurs de l’agroalimentaire. Ce secteur est aujourd’hui confronté à trois grandes transformations : la transition numérique, la transition énergétique et la transition bas carbone. Les financements publics apparaissent comme un levier stratégique pour soutenir les investissements nécessaires à la modernisation du secteur.
Un secteur agroalimentaire en pleine mutation
L’ensemble de la chaîne de valeur agroalimentaire est concerné par ces transformations, depuis la production primaire jusqu’à la distribution et la consommation.
Trois grands axes structurent cette évolution :
- La transition numérique : les acteurs du secteur investissent dans des technologies permettant d’améliorer la performance opérationnelle et la traçabilité :
- Traçabilité de bout en bout ;
- Big data et optimisation par l’intelligence artificielle ;
- Jumeaux numériques de production.
- La transition énergétique : la réduction de la consommation énergétique devient un enjeu majeur pour les industriels agroalimentaires, notamment via :
- La décarbonation des procédés thermiques ;
- L’intégration des énergies renouvelables ;
- L’amélioration de l’efficacité énergétique.
- La transition bas carbone et circulaire : les entreprises doivent également intégrer des démarches de circularité afin de répondre aux nouvelles exigences environnementales :
- Séquestration du carbone dans les sols
- Valorisation des coproduits et biodéchets
- Réduction du gaspillage alimentaire
Les dispositifs de financement public tout au long de la chaîne de valeur de l’agroalimentaire
En France, les entreprises agroalimentaires peuvent aujourd’hui s’appuyer sur un large éventail de dispositifs publics pour financer leur transformation industrielle, numérique et environnementale. Les mécanismes fiscaux comme le Crédit d’Impôt Recherche (CIR) et le Crédit d’Impôt Innovation (CII)permettent de soutenir les travaux de R&D liés à l’agriculture de précision, aux procédés industriels, à la traçabilité ou encore aux emballages durables. À ces leviers s’ajoutent des subventions nationales et européennes mobilisables pour les investissements industriels lourds : décarbonation thermique, électrification des procédés, efficacité énergétique, infrastructures circulaires ou projets de bioconversion. Des programmes portés par l’État, l’ADEME, Bpifrance ou encore les fonds européens peuvent ainsi couvrir entre 30 % et 70 % des dépenses éligibles selon la maturité et l’impact du projet. Dans un contexte de pression réglementaire et de compétitivité accrue, ces financements deviennent un levier stratégique pour accélérer la modernisation des sites agroalimentaires tout en limitant l’impact sur la trésorerie des entreprises.
SOURCE : AGRO-MÉDIA.FR
Industrie agroalimentaire : Comment financer les investissements de transformation et de décarbonation ? | AGRO-MÉDIA.FR