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Le Syndicat national des entreprises agroalimentaires biologiques, le Synabio, veut doubler les parts de marché du bio d’ici 2030. Une stratégie qui passe par quatre propositions adressées aux candidats de l’élection présidentielle.
Porté par un marché du bio revigoré en 2025, le Synabio, syndicat national des entreprises agroalimentaires biologiques, a affiché ses ambitions lors de son assemblée générale, le 27 octobre 2026. Il veut faire passer les parts de marché du bio de 5,8 % à 12 % en 2030, puis à 20 % en 2040, tous circuits confondus.
Une feuille de route qui passe par un appel aux candidats de la future élection présidentielle. Le Synabio a ainsi dévoilé quatre propositions en partenariat avec la Maison de la bio. « Face à la demande croissante pour les produits bio, il faut d’abord faire progresser l’offre en GMS, en magasins spécialisés et en restauration commerciale et collective. Nos industriels auront ainsi davantage de débouchés et de visibilité. D’autant que 71 % des produits bio consommés par les Français viennent de France », détaille Thomas Breuzet, président du Synabio.
Le Synabio réclame la défense du label bio à l’échelle européenne
Le syndicat réclame également la généralisation du Nutri-Score (dont l’affichage obligatoire a été rejeté par les députés le 22 octobre 2026) et une meilleure identification des produits ultratransformés. La troisième proposition est de faire évoluer la publicité alimentaire vers des offres de qualité.
« Nous demandons enfin que la France continue de défendre l’avenir et la garantie du bio à l’échelle européenne, afin d’offrir aux producteurs et aux industriels un cadre législatif stable pour investir. Il faut aussi de la vigilance par rapport aux NGT, les nouveaux OGM », explique, de son côté, Louis Pinot de Villechenon, délégué général du Synabio.
Des propositions et des objectifs qui se veulent audacieux alors que les industriels du bio s’apprêtent, comme ceux du conventionnel, à affronter les négociations commerciales. « Il va falloir passer des hausses de prix pour compenser les surcoûts notamment énergétiques et la baisse des rendements des matières premières due aux canicules », concède Louis Pinot de Villechenon. Une bataille des prix loin d’être gagnée. « L’année dernière nos adhérents avaient besoin de passer, en moyenne, 3,1 % de hausse. Ils en ont obtenu 1,6 % », rappelle Thomas Breuzet.
Le Synabio compte 204 adhérents représentant 5 Md€ de chiffre d’affaires et 14 000 emplois.