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Salmonelles, Escherichia coli, plomb, dioxines… : les dangers biologiques et chimiques liés à l’alimentation sont nombreux, mais tous ne présentent pas le même niveau de risque pour la santé. L’Anses a mis au point PrioR, un outil de hiérarchisation des risques liés à l’alimentation destiné en premier lieu aux pouvoirs publics. Il permet de cibler les dangers sur lesquels agir en priorité pour renforcer la protection des consommateurs. Les données générées dans le cadre de ces travaux pourront également être utilisées par les professionnels de l’agroalimentaire pour ajuster ou compléter leurs plans de maîtrise sanitaire.
Hiérarchiser les dangers biologiques et chimiques de l’alimentation
L’Anses a élaboré en 2020 une méthodologie de priorisation testée sur un nombre limité de dangers et de couples « aliment-danger ». L’outil de priorisation PrioR complète et affine cette méthodologie, qui peut désormais être appliquée aux principaux dangers liés aux aliments en France hexagonale et en Corse.
PrioR inclut désormais 111 dangers chimiques et 22 dangers biologiques. Parmi les dangers chimiques figurent, par exemple, des polluants organiques persistants, des éléments traces métalliques et des mycotoxines. Les dangers biologiques comprennent quant à eux des bactéries, les toxines qu’elles produisent, ainsi que des virus et des parasites.
Ces dangers ont été sélectionnés en fonction de leur pertinence dans le contexte français, en se basant sur la survenue d’effets indésirables dus à la consommation d’aliments et sur l’existence de données permettant d’évaluer leur niveau de risque.
Le développement de l’outil repose sur un important travail de collecte et d’analyse de données, avec pour objectif de renseigner les critères permettant de hiérarchiser les dangers et les couples aliment-danger selon deux aspects :
- L’occurrence estimée selon le type de danger à partir de l’incidence annuelle des maladies ou de la proportion de personnes exposées au contaminant chimique via l’alimentation (données issues des études de l’alimentation totale ou d’autres données disponibles).
- La sévérité évaluée selon la nature des effets engendrés (mortalité, morbidité, effets perturbateur endocrinien, cancérogénicité, neurotoxicité, etc).
SOURCE : ANSES.FR
PrioR : un outil d’aide à la gestion de la sécurité sanitaire des aliments | ANSES.FR