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Comme annoncé en décembre dernier, la ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire, Annie Genevard, a présenté le 24 février au Salon international de l’agriculture les premières conclusions des conférences de la Souveraineté alimentaire.
Le 8 décembre dernier, la ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire, Annie Genevard, lançait les Conférences de la souveraineté alimentaire dont le rôle est d’élaborer une stratégie nationale de production et de transformation à l’horizon de dix ans, qui sera présentée à l’été 2026. Un premier point d’étape était annoncé à l’occasion du Salon international de l’agriculture. La ministre a présenté le 24 février dernier les premières conclusions. « Elles constituent un point d’étape important, qui témoigne de la volonté collective d’aboutir, à l’issue de la seconde phase, à une trajectoire de reconquête, dont les pouvoirs publics se saisiront », commente la ministre. Aux côtés de Ludovic Spiers, coordinateur général des Conférences de la souveraineté alimentaire et ancien directeur général du groupe coopératif Agrial, les représentants des sept groupes multifilières (Ruminants et chevaux, Viandes blanches, Grandes cultures, Viticulture, Productions végétales spécialisées, Fruits et légumes, Pêche et aquaculture) ont présenté la trajectoire retenue à dix ans et les projets prioritaires à mener.
Gagner des points de souveraineté
Concernant les fruits et légumes (qui représentent 75 000 entreprises de l’amont à l’aval), le groupe sectoriel pointe du doigt le faible taux d’auto-approvisionnement français en fruits et légumes frais (hors pomme de terre). La filière Fruits et légumes frais et transformés compte gagner 5 points de souveraineté à l’horizon 2030 et engager une dynamique pour atteindre + 10 points à l’horizon 2035. Pour les pommes de terre en particulier, elle cible la progression de la consommation nationale hors domicile sous forme transformée (produits surgelés, chips, purée) et l’augmentation de la demande en pommes de terre transformées. Parmi les projets prioritaires issus des travaux, ceux concernant le maillon industriel vise à soutenir la modernisation et la décarbonation des outils, ainsi qu’à faciliter l’installation de nouvelles unités « industrielles » (conditionnement, fraîche découpe, 5e gamme et transformé) sur le territoire national.
SOURCE : PROCESSALIMENTAIRE
Souveraineté alimentaire : les premières conclusions des conférences | PROCESSALIMENTAIRE