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Le récent rapport de l’Anses sur la forte présence de cadmium dans l’alimentation a suscité une vague de questions et d’inquiétude chez les consommateurs. Les produits à base de céréales étant directement visés par l’étude, les boulangers et leurs fournisseurs ont été bousculés, cette communication accentuant la perte de confiance vis à vis de leurs produits. Les prises de parole se sont multipliées pour tenter de démontrer le caractère vertueux des pratiques des filières.

L’agriculture biologique défend son caractère vertueux

Selon l’Anses, l’Agriculture biologique était tout aussi concernée par la problématique du cadmium que les filières conventionnelles. Une affirmation que les promoteurs du mode de culture ont vivement contesté. « La contamination au cadmium est un problème structurel, lié avant tout à des décennies d’utilisation d’engrais phosphatés contaminés. Le bio, par définition, n’en ajoute pas dans les systèmes agricoles. Des sols historiquement contaminés peuvent certes affecter toutes les cultures (bio comme conventionnel), mais ça ne doit pas être une raison pour confondre victime et responsable.« , a précisé le Synabio (syndicat des entreprises bio agroalimentaires) dans une communication diffusée sur LinkedIn. Plus grave, l’agence est accusée d’avoir omis des données issues d’études scientifiques, où les teneurs en cadmium observées sur les produits cultivés en Agriculture biologique affichent de bien meilleurs résultats que les références conventionnelles. La Fédération nationale de l’agriculture biologique (FNAB) a demandé un correctif : « La réglementation bio impose des seuils limites 30% plus bas pour les phosphates miniers[ et 75% plus bas pour les composts de biodéchets utilisables en agriculture biologique. Par ailleurs, les agriculteurs bio n’utilisent peu voire pas du tout de phosphates miniers, premiers responsables de la contamination des sols français au cadmium selon l’ANSES. […] Une étude de 2014 concluant à un écart de 48% de teneur en cadmium entre aliments bio et non bio n’est même pas évoquée dans les travaux de l’agence.« 

SOURCE : ZEPROS.FR
Les meuniers et filières agricoles tentent de rassurer au sujet du cadmium | ZEPROS.FR