Temps de lecture de l’article complet : 2 min

Chaque midi, des millions d’élèves déjeunent à la cantine. Derrière ces repas collectifs se joue un enjeu environnemental et économique majeur : la lutte contre le gaspillage alimentaire. Entre obligations nutritionnelles et goûts des élèves, la balance ne penche pas toujours du bon côté… Astuces et pédagogie s’invitent alors au menu. 

En restauration collective scolaire, environ 100 g de nourriture sont jetés par repas et par convive, principalement dans les assiettes, selon des données récentes de l’Ademe. Face à ce constat, collectivités et équipes éducatives multiplient les initiatives, mêlant outils concrets, adaptation des portions et pédagogie. La première étape consiste souvent à rendre visible le gaspillage. De nombreuses cantines organisent des campagnes de pesée des déchets par catégorie afin d’identifier les aliments les plus jetés et ajuster la production. Les diagnostics révèlent qu’un établissement moyen peut jeter plusieurs tonnes de nourriture par an, pour un coût de dizaines de milliers d’euros.

La pédagogie au cœur du dispositif
Parmi les outils pédagogiques les plus marquants figurent les gâchimètres de pain : des conteneurs transparents où les élèves déposent les morceaux non consommés. Le dispositif permet de visualiser immédiatement l’ampleur du gâchis et ses conséquences. Dans une école élémentaire de Haute-Garonne, le pain récupéré a ainsi suscité discussions et prises de conscience chez les enfants, impliqués ensuite dans la recherche de solutions. L’un des leviers les plus efficaces consiste à ajuster les quantités servies (voir encadré).

SOURCE : RESTAURATION-COLLECTIVE.COM
Antigaspi : La bataille quotidienne dans les cantines scolaires – RESTAURATION-COLLECTIVE.FR