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De trop nombreuses entreprises ne s’intéressent pas assez à ce que mangent leurs salariés en horaires décalés, de nuit ou ceux qui dégustent 15 échantillons par jour d’huile d’olive. Des mesures d’accompagnement existent.
La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) est définie par la Commission européenne comme la responsabilité des entreprises vis-à-vis des effets qu’elles exercent sur la société. Si le volet environnemental, les droits de l’homme, la loyauté des pratiques sont souvent bien pris en compte, la nutrition des collaborateurs en horaires décalés et des goûteurs en panel sensoriel ne sont pas traités par les entreprises.
Or selon la DARES, service statistique ministériel français rattaché au ministère chargé du Travail, en 2021 seulement 37 % des travailleurs français travaillaient sur des horaires dits « standards », les autres subissant une irrégularité du rythme de vie (horaires de nuit, du temps partiel, des heures supplémentaires, des horaires flexibles…) avec des conséquences sur leur santé. En effet le travail de nuit contribue à un profil de risque défavorable pour les maladies chroniques. Il perturbe les rythmes circadiens, est associé à l’obésité et aux troubles de la glycémie et à une hausse du risque de diabète de type 2 chez les femmes .
Hyperphagie et micro-carences
Ces pathologies sont liées à une hyperphagie nocturne d’aliments ultra-transformés souvent associée à une fatigue décisionnelle. On note également des micro-carences, notamment de magnésium et de vitamine D liées au manque d’exposition lumineuse et au stress oxydatif chronique.
SOURCE : RIA.FR
La nutrition : un axe de la RSE à mieux considérer | RIA.FR