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Pour lutter contre le réchauffement climatique, la France s’est engagée à atteindre la neutralité carbone en 2050, notamment grâce à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Un rapport de la Direction générale du Trésor évalue l’impact macroéconomique et budgétaire de cette transition.
Un rapport sur les enjeux économiques de la transition vers la neutralité carbone a été publié, le 27 janvier 2025, par la Direction générale du Trésor (DGT).
Les conséquences de la décarbonation sur les différents agents et secteurs de l’économie y sont analysées.
Un ralentissement de la croissance à court et moyen termes
D’après la DGT, à court et moyen terme, la transition aurait un effet négatif sur la croissance économique (-0,5 point de PIB en 2030).
D’un côté, la transition vers la neutralité carbone entraîne une hausse du coût relatif des émissions de gaz à effet de serre (GES), via la fiscalité, les subventions ou la norme. Ce surcoût « réduirait le niveau d’activité de 0,9 point de PIB en 2030 par rapport à un scénario sans mesures de décarbonation supplémentaires ».
De l’autre côté, les investissements effectués par les ménages, les entreprises et les administrations publiques pour la décarbonation stimuleraient la croissance de 0,4 point de PIB à horizon 2030.
Cependant, la transition permettrait d’améliorer la souveraineté énergétique de la France et sa balance commerciale (75 milliards d’euros de produits fossiles ont été importés en 2023).
Dans tous les cas, selon les termes du rapport : « La transition bas-carbone représente un coût macroéconomique modéré et transitoire, et celui-ci reste très inférieur à celui de l’inaction climatique. »
SOURCE : VIE-PUBLIQUE.FR
Transition écologique : quelles conséquences économiques ? | VIE-PUBLIQUE.FR